Qui n’en rêve pas ? Un chien et un enfant ensemble dans votre famille. L’enfant partage tous ses secrets avec le chien et ils sortent ensemble sans fin. Tous deux trouvent une amitié pour la vie. Qui ne trouve pas irrésistiblement mignonnes ces photos d’un gentil chien dormant dans le lit d’un enfant ? Cette image idéale est souvent l’objectif de la plupart des parents. Mais la relation enfant-chien s’avère être un peu plus compliquée que cela. Dans ma pratique de la thérapie comportementale canine, je reçois sur mon bureau d’innombrables dossiers de chiens qui, apparemment ” à l’improviste “, ont mordu l’enfant ou de parents qui doivent constamment crier ” non ” parce que l’enfant court après le chien toute la journée. La preuve qu’une relation enfant-chien ne se déroule pas toujours sans heurts. Alors comment s’assurer que la relation enfant-chien se déroule sans heurts ? Ces 8 règles d’or sont essentielles.

Règle 1 : Apprenez le langage corporel de votre chien “J’en ai assez”

Une morsure arrive rarement ” à l’improviste “. Souvent, le chien a déjà donné de nombreux signaux discrets indiquant qu’il n’aime plus cela. Assurez-vous que non seulement vous, mais aussi votre enfant, connaissez ces signaux.

Règle 2 : Avoir c’est garder, obtenir c’est l’art

Apprenez à l’enfant et au chien à ne jamais prendre quelque chose à l’autre, même si le chien a le jouet préféré de votre enfant dans sa gueule. Cela nécessite non seulement une bonne dose de formation à l’obéissance avec le chien (c’est-à-dire l’apprentissage d’un commandement “lâche” sans confrontation), mais aussi une bonne dose de répétition avec les enfants : “Tu ne prends JAMAIS rien dans la gueule du chien. S’il a volé quelque chose, tu demandes à maman ou papa de le récupérer.”

Règle n° 3 : Safe Harbor

Convenez avec vos enfants des endroits où ils doivent laisser le chien seul en permanence (par exemple, sa caisse, le panier). Un conseil: demandez-leur de fabriquer leur propre panneau en carton portant l’inscription “Entrée interdite” et de marquer la zone d’entrée interdite par un moyen visuel, comme une ligne rouge sur le sol autour du refuge.

Règle n°4 : Qui est le patron ?

Veillez à ce que les enfants ne disciplinent jamais le chien eux-mêmes. C’est le rôle des mamans et des papas. Arrêtez immédiatement les interactions si un enfant oblige le chien à faire quelque chose (par exemple, s’habiller)

Lire cet article :   6 conseils capitaux en été pour que votre chien soit heureux et en bonne santé !

Règle n° 5 : le libre choix

Donnez au chien le choix de partir facilement lorsqu’il en a assez. Cela signifie que les enfants ne doivent pas coincer le chien, le poursuivre sous la table et certainement pas le soulever. Le libre choix signifie également que vous ne devez jamais forcer le chien à rester avec l’enfant plus longtemps qu’il ne le souhaite (non, même pas pour une jolie photo). Apprenez aux enfants à demander d’abord au chien s’il en a envie.

Pour ce faire, utilisez le moyen mnémotechnique pratique.

  1. Frappez des jambes ou des mains pour appeler le chien vers vous. Ne vient-il pas à vous ? Alors, laissez-le tranquille.
  2. Caressez le chien pendant 3 secondes
  3. Arrêtez-vous après 3 secondes et observez le comportement du chien. Le chien s’en va ? Alors il ne veut pas être caressé. Vous regarde-t-il, s’approche-t-il ou pousse-t-il avec sa hanche ou sa patte ? Alors il en veut encore plus !

Règle 6 : Repos

Lorsque le chien est dans la pièce, il n’y a pas de comportement sauvage ou de cris. Les enfants vivent maintenant ensemble avec un animal et cela nécessite quelques règles de base et du bon sens. Rendre l’animal fou est interdit. La règle du calme s’applique également au chien : autour des enfants, pas de comportement sauvage, donc pas de saut ni de course après eux. Il existe de nombreux jeux tranquilles pour les enfants et les chiens. Pensez notamment aux jeux de recherche ou de rappel.

Règle n° 7 : la supervision est nécessaire mais pas suffisante

Style d’adaptation

Ne laissez jamais un enfant seul avec son chien si vous n’avez pas confiance dans le mécanisme d’adaptation de l’enfant ou du chien. Supposons que le chien vole quelque chose à l’enfant. Comment pensez-vous que votre enfant va réagir ? Va-t-il crier ? Va-t-il réprimander le chien ? Ou va-t-il rester calme et venir te chercher ? Supposons que l’enfant effraie le chien. Va-t-il fuir, ou va-t-il l’affronter ? On ne peut pas lui imposer un âge précis. Un enfant de 14 ans ne peut parfois pas être laissé seul avec le chien, alors que certains enfants de 9 ans peuvent parfaitement le supporter. Tout dépend du caractère de l’enfant et du chien. ¹Merci à Cindy van Dorst de Dierbare Ontmoetingen d’avoir formulé ce concept important.

Toujours superviser, sans exception ! Pas même “pour un moment”.

Si vous soupçonnez que l’enfant et/ou le chien ne peuvent pas (encore) réagir de manière adéquate aux moments difficiles, vous devez alors les surveiller. Aucune exception. A tout moment. Tu vas aux toilettes ? Emmenez ensuite le chien dans le couloir et fermez la porte du salon (où se trouve l’enfant).

Lire cet article :   Votre chien a-t-il peur des feux d'artifice ? Ne commettez pas ces erreurs

Surveillance ACTIVE

Saviez-vous que la plupart des morsures de chien se produisent lorsque le parent se trouve à moins de deux mètres du chien ? Le fait d’être dans la même pièce ne signifie donc pas que tout se passe bien. La surveillance ne consiste pas à regarder le chien depuis votre téléphone de temps en temps. Cela signifie qu’il faut surveiller de si près que l’on devance les situations difficiles. Si vous n’avez ni le temps ni l’énergie pour cela (et soyons honnêtes, qui a cela 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ?), alors l’enfant et le chien devraient simplement être séparés PHYSIQUEMENT (pensez à une barrière pour bébé).

Règle 8 : Intervenez efficacement !

Les parents nous contactent souvent parce qu’ils ne savent pas :

  • Quand ils doivent intervenir
  • Comment ils doivent intervenir

Quand intervenir :

  • Dès que vous voyez un signe de tension ou de stress chez votre chien
  • Lorsque vous remarquez un comportement d’évitement chez votre chien (par exemple, le chien essaie de s’enfuir ou détourne le regard lorsque l’enfant veut interagir)
  • Quand vous voyez venir une situation difficile. Quelles sont ces situations, alors ?
  • L’excitation augmente.

Il y a un objet qu’ils veulent tous les deux attraper

L’enfant ne peut être tenu à l’écart d’un chien qui mange ou qui dort en bref : tout ce qui peut entraîner une possession, une douleur, une irritation ou une agression par la peur

Comment intervenir :

Au bon moment ! Pas après. Avec respect : demandez à l’enfant pourquoi il a fait cela (sans juger)

Faites participer l’enfant si possible : Demandez à l’enfant de vous aider à éviter ces situations à l’avenir. Demandez à l’enfant de vous donner des idées à ce sujet.

Laissez l’enfant fabriquer un objet artisanal pour lui rappeler l’accord que vous venez de conclure (par exemple, le panneau d’interdiction autour du panier)

Donnez à l’enfant une alternative : Si l’enfant meurt d’envie de nourrir le chien, laissez-le le faire morceau par morceau, dans un jeu de recherche (par exemple, l’enfant jette des morceaux dans le jardin lorsque le chien est assis).

Si l’enfant adore jouer au sauvage avec le chien, achetez une très grande/longue corde avec laquelle il pourra se défouler en toute sécurité.

Si l’enfant meurt d’envie de brosser son chien, demandez-lui de vous montrer comment faire avec un chien en peluche, pendant que vous l’imitez avec le vrai chien. etc. Pensez à une alternative sûre à toute interaction non désirée entre votre enfant et votre chien. Les exemples que j’ai donnés ci-dessus ne sont pas sûrs pour tous les couples enfant-chien. Pensez à quelque chose qui correspond à votre chien et à votre enfant.