Vaccin contre la rage chez le chat: Rappel, effets secondaires ?

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Vous adorez le voir sauter partout ce petit chat que vous venez d’acheter. Tout est là: l’arbre à chat, le sac de croquettes pour chaton et bien entendu le bac de litière et un petit panier. Vous avez pensé à tout pour qu’il soit heureux. Et pour sa santé, vous avez prévu quoi ?

Vaccination contre la rage chez le chat : l’essentiel à savoir

  • Vaccination contre la rage pour le chaton : à partir de l’âge de 2-3 mois.
  • Vaccination contre la rage pour le chat adulte: il est essentiel de procéder à un rappel annuel, normalement. Parlez-en avec votre vétérinaire. Certains vaccins ne nécessitent un rappel que tous les deux ou trois ans, selon le mode de vie de votre chat. Pour les chats qui voyagent en Europe ou ailleurs, le vaccin antirabique est obligatoire, tout comme la détention du passeport européen et le fait qu’il soit pucé électroniquement.

Chats et vaccination : que faut-il en penser ?

Que ce soit pour les êtres humains ou les animaux, le débat concernant l’utilité des vaccins est toujours d’actualité et connait des rebonds, de temps à autre. La vaccination pour les chiens et les chats est-elle obligatoire ou fait-elle partie d’un vaste plan mercantile ?

Ce qui est certain, c’est que les chats, tout comme les chiens, peuvent contracter toutes sortes de maladies. Vous avez celles qui sont héréditaires et génétiques et qui touchent principalement les animaux de race. Leur déclenchement n’est pas systématique, c’est juste une possibilité.

Vous avez ensuite les accidents : chute, rencontre avec un engin motorisé, empoisonnement.

Ensuite, les maladies propres à la race féline et dont certaines sont mortelles. Un seul remède : passer par un acte de prévention, la vaccination.

Maladies du chat : contre quoi la vaccination peut les protéger ?

Les chats ; qu’ils soient de gouttière ou de race peuvent attraper plusieurs maladies mortelles, par simple échange salivaire (crachat lors de combats, léchage etc…), morsure ou griffure. D’autres bactéries se trouvent dans leur urine ou dans leurs selles.

  • Le typhus félin (panieucopénie féline) se transmet par contact direct ou indirect (un objet appartenant à votre animal). Contagieux et résistant, il se traduit par des selles sanglantes. Le chat arrête de se nourrir, présente une grande faiblesse, de la fièvre, accompagnée de vomissements.
  • Le coryza du chat : si l’on en parle comme étant le rhume du chat ; ce terme est bien peu approprié car il s’agit en fait d’une sorte de grippe qui peut entrainer une pneumonie mortelle.
  • La leucémie du chat : tumeurs et cellules sanguines anormales, voici l’affreux tableau de symptômes de cette maladie. Une fois contractée, il n’existe aucun traitement pour la leucémie féline.
  • La péritonite infectieuse féline (PIF) : votre chat tousse et a des difficultés respiratoires ? Sans doute a-t-il attrapé un coronavirus. Si cela n’évolue pas en PIF, votre chat pourra sans doute vivre.
  • La rage : maladie mortelle, elle touche aussi bien les animaux que les êtres humains. Le virus de la rage est souvent transmis par morsure ou griffure. C’est le seul vaccin qui peut être obligatoire, comme nous allons l’expliquer ci-après.

Vaccin antirabique : en quoi cela consiste et quelles sont les obligations ?

La vaccination en général n’est pas obligatoire. Pourtant, chaque chat (et d’autant plus quand il peut se promener à l’extérieur) est en danger, s’il n’est pas vacciné. Car les chats ont une vie sociale intense intra et inter espèces.

La décision de la vaccination revient donc de droit au propriétaire de l’animal.

Pourtant, il existe certaines situations où ; quelle que soit l’opinion du maître à ce sujet ; il ne pourra pas faire l’impasse sur le vaccin antirabique.

Bien que le chat ait une réputation d’animal casanier, certains n’apprécient rien tant qu’être avec leurs maitres, quitte à passer de longues heures dans une voiture ou dans un avion. Pour les chats qui voyagent en Europe ou ailleurs, le vaccin antirabique est obligatoire, tout comme la détention du passeport européen et le fait qu’il soit pucé électroniquement.

Si la vaccination pour la rage n’est plus obligatoire légalement si vous emmenez votre chat en camping, attention : certains propriétaires de lieux d’hébergement peuvent l’exiger et ce, afin de protéger leur clientèle tant humaine qu’animale. Renseignez-vous quand vous réservez vos vacances. Cela est également valable pour les pensions pour animaux, si vous décidez de confier votre chat pendant que vous partez en week-end ou en vacances.

Le chaton peut être vacciné à l’âge de trois mois, quand il s’agit de la rage. Mais pour les autres vaccins, ils peuvent être faits dès l’âge de deux mois.

Le vaccin de la rage doit se faire en deux ou trois fois, selon le vaccin. Demandez le protocole à votre vétérinaire, surtout si vous envisagez de quitter le territoire. Il faut laisser passer un certain laps de temps entre la première et la deuxième injection. Il faut en outre, un délai de 21 jours, pour considérer le vaccin comme actif.

Vaccination : faut-il faire des rappels ?

La primo vaccination n’est pas suffisante pour protéger un chat.

Quand un chat est dans le ventre de sa mère et quand elle l’allaite, elle lui fait bénéficier d’anticorps qui le protègent pendant presque deux mois. A la naissance, le chaton est sans réelle défense. Son système immunitaire n’est pas construit.

Si sa mère l’aide, c’est après au maitre à prendre le relais, par le biais de la vaccination.

Il est par contre bon de préciser que si la mère était elle-même malade, elle peut avoir transmis la maladie à son chaton. Cela se voit généralement assez vite, hormis dans le cas de la leucose (FeLV : pensez à vacciner votre chat !), qui peut se déclarer des années après ou… jamais, selon les animaux. Par contre, pour cette dernière maladie, vous pouvez savoir si votre chaton est porteur ou non, quand le vétérinaire procédera à la vaccination. Une simple prise de sang permet de le savoir.

Revenons aux vaccins. Les injections vont agir sur le système immunitaire de votre chat pendant un temps donné : un an, en général.

C’est pourquoi il est essentiel de procéder à un rappel annuel, normalement. Parlez-en avec votre vétérinaire. Certains vaccins ne nécessitent un rappel que tous les deux ou trois ans, selon le mode de vie de votre chat.

Vaccin antirabique et vaccination générale du chat : y a-t-il des effets secondaires ?

Après le prix de la vaccination, ce sont souvent les effets secondaires possibles qui inquiètent les maitres.

Chaque chat ayant sa sensibilité, il peut réagir à l’injection des vaccins.

Léger abattement ou perte d’appétit sont les effets secondaires les plus courants avec l’apparition naturelle d’une petite inflammation autour de la zone qui a été piquée.

Cet état ne dure pas longtemps. Le plus souvent, une fois sorti de sa cage de transport, votre chat partira se réfugier sous un meuble ; non parce qu’il souffre de son vaccin ; mais parce qu’il a été confronté à des événements peu habituels : mise dans la cage, transport en voitures, odeurs d’autres animaux, manipulation par des mains inconnues, palpation etc…

Enfin, dans de très rares cas, les chats sont allergiques aux vaccins. Ils présentent alors des problèmes gastro intestinaux, dans les heures qui suivent la visite chez le vétérinaire. Il est alors bon de retourner voir ce dernier, sans attendre, pour qu’il puisse mettre en place un traitement pour votre chat. Cela ne doit pas vous décourager de vacciner votre chat ; car nous le répétons : ce sont des réactions atypiques.

Vaccin contre la rage pour mon chat : cela coûte combien ?

Vous pouvez tout à fait choisir de ne vacciner votre chat que contre la rage, mais sachez qu’il est plus avantageux de grouper différents vaccins en un seul. Cela protégera votre chat contre quatre fois plus de maladies !

En effet, pour un vaccin contre la rage, le typhus, le coryza et la leucose, vous payerez entre 75 et 80 euros. N’oublions pas la deuxième injection, quelques semaines plus tard pour un prix de 70 euros en moyenne.

Chaque rappel annuel vous coûtera 70 euros, en général.

A cela s’ajoute le prix du passeport européen : moins d’une vingtaine d’euros.

C’est donc surtout la première année que la vaccination coûte cher.

Vous n’avez pas les moyens de sortir en une fois presque 200 euros ? De nombreux français sont comme vous. Pourtant, cela ne doit pas vous empêcher de faire vacciner votre chat, car il existe des solutions pour réduire ces sommes. Explications.

Je veux payer mes vaccins animaliers moins chers : quelles solutions ?

Quand vous vous intéresserez aux prix des vaccins, mais aussi des actes vétérinaires, vous serez sans doute surpris par la disparité des prix entre les différentes cliniques. Cela n’a pourtant rien à voir avec les qualités des soins.

Ces professionnels sont tout simplement libres de fixer leurs honoraires et leurs différentes prestations. Ils proposent en outre plusieurs types de vaccins, traitant tous la même maladie, mais fabriqués dans différentes parties du monde. Leur prix peut donc varier.

Une des astuces, pour payer moins cher les soins pour ses animaux est d’effectuer un comparatif en ligne ou d’interroger les personnes dont les animaux se font soigner dans telle ou telle clinique. Vous aurez une idée des tarifs.

Enfin, mieux vaut le plus souvent, étaler dans le temps une grosse somme plutôt que la payer en une fois. C’est sans doute pour cette raison que pour certaines de vos factures, vous préférez la mensualisation. Prendre une assurance pour votre chat vous permet, en payant une petite somme tous les mois, de protéger votre compagnon, tout en gérant au mieux votre budget.

Il en existe pour toutes les bourses et elles se déclinent en plusieurs formules.

Souvent, dans chacune d’elles, vous avez une partie « actes préventifs » où vous trouverez le remboursement qu’il est possible d’obtenir pour la vaccination de votre chat. Il peut être de 50%, mais certaines mutuelles remboursent les vaccins à 100%. Regardez quels sont les critères les plus importants pour vous, en fonction de la race de votre chat, son caractère, son mode de vie et votre budget.

Chat d’appartement ou chat d’extérieur : tous égaux face aux maladies ?

Bien entendu, un chat d’intérieur a beaucoup moins de chance de se faire attaquer par un congénère dans le cadre d’une lutte de territoire ou pour conquérir une femelle.

Les chats d’extérieur sont plus exposés aux maladies et aux accidents, c’est évident.

Pourtant, il ne faut pas croire que les chats d’appartement vivent dans un cocon qui les préserve des dangers du monde. Et le plus grand vecteur de danger, c’est vous.

Tous les jours, par le biais de vos chaussures et de vos vêtements, sur vos mains, vous véhiculez des milliards de microbes qui peuvent mettre en péril votre chat. Il suffit ensuite d’une séance de câlins pour les lui transmettre : vous allez déposer ces microbes sur son pelage, qu’il va par la suite ingérer, dans le cadre de sa toilette.

Les rappels, quelquefois, peuvent être espacés (deux ou trois ans), quand le chat vit exclusivement à l’intérieur. Mais cela doit être vu avec le vétérinaire qui va suivre votre animal durant toute sa vie.

Vieux chat : faut-il continuer la vaccination ?

Votre chat atteint un âge respectable et aucune maladie ne s’est jamais déclarée. Le prix des rappels de vaccination vous parait de plus en plus pesant. Pourtant, ce sont certainement tous ces vaccins qui ont contribué pendant 7 ou 10 ans, voire plus, à maintenir votre chat en bonne santé.

Tout comme les êtres humains, plus un animal vieillit, plus il est fragile face à la maladie. Ce n’est certainement pas le moment d’arrêter les rappels.

Par contre, si vous possédez un chat depuis plusieurs années, qu’il n’est pas vacciné, mais que la lecture de cet article vous a fait vous poser des questions, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Un chat de gouttière qui va à l’extérieur peut avoir une espérance de vie très fluctuante (de 2 à 13 ans, dans le meilleur des cas, un peu plus longtemps pour les femelles).

La longévité est plus courte pour les chats de race qui peuvent quelquefois vivre jusqu’à 17 ans, même si la moyenne avoisine plutôt les 12 ans.

Il est possible d’augmenter l’espérance de vie de votre chat en lui donnant une bonne alimentation, en veillant à ce qu’il s’hydrate bien (la deuxième cause de mortalité chez les chats est l’insuffisance rénale) et en le faisant vacciner. Ajoutez à cela une dose journalière de câlins et votre chat vivra vieux et heureux.